Pour paraître intelligent, suffit-il de répéter ce que dit une personne intelligente ?

L’intérêt des plateformes de réseau sociaux, c’est que chacun peut s’exprimer librement ! Et donc de pouvoir retransmettre une image fidèle du monde dans lequel on vit.

Cela peut avoir d’autant plus de valeur sur un réseau social professionnel comme Linkedin, car cela permet de mieux comprendre un milieu professionnel.

Je vais m’exprimer avec un exemple pour que cela soit plus facilement compréhensible :

Si les conditions de travail sont très dures dans un secteur, alors les salariés vont s’en plaindre, et plus aucun salariés ne voudras rejoindre se secteur. Ce secteur devra donc améliorer ses conditions de travail pour regagner en attractivité.

Le réseau social permet donc d’équilibrer le marché, et permet un progrès social sans nouvelle loi, norme ou réglementation.

Mais pourtant sur les réseaux sociaux il n’y a que des sourires, des posts de bonnes volontés, et les modes techniques et managériales sont toujours soutenu !

Cela veut il dire que nous vivons dans le meilleur des mondes ?

En tant que salarié, pour assurer une visibilité positive, nous devons montrer notre meilleure image, et se plaindre est suicidaire !

Mais en jouant à ce jeu plus aucun débat n’est possible.

Les modes techniques et managériales qu’elles soient bonnes ou mauvaises s’imposent sans qu’aucune contradiction ne soit possible.

Or un manager devrait pouvoir critiquer les méthodologies agile, sans craindre de passer pour un incompétent, incapable de les implémenter correctement et de saisir les subtilités des détails de ces méthodologies.

Alors qu’en réalité, rare sont les entreprises où les méthodologie agiles sont bien pratiquées.

La plainte aurait donc toute sa place pour voir émerger une remise en cause de ces méthodologies, une adaptation de ces méthodologies ou une plus grande clarification de celles-ci.

Mais voilà, il faut paraître intelligent !

Donc les managers vont faire les louanges d’une méthodologie qu’ils ne comprennent pas.

Et ce n’est pas mieux côté technique !

Allez, il est tant de sortir de l’obscurantisme !

Un développeur doit impérativement exprimé son obédience au concept « Software Craftmanship« , dont voici le 1er principe :

Pas seulement des logiciels opérationnels, mais aussi des logiciels bien conçus.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Software_craftsmanship

Le problème avec un tel concept, c’est qu’il est vague, et qu’il peut amener à des dérives.

Du genre :

  • « Alors oui ça fonctionne, mais faut revoir la conception ! »

En tant que développeur, ce qui m’intéresse c’est la création et l’innovation. Il me suffit que d’un ordinateur pour implémenter des idées et leur donner vie !

Si le développement web devient aussi rigoureux que l’aéronautique c’est triste !

Car les risques ne sont pas les mêmes. Mis à part pour des applications bancaires, médicales, ou autres pouvant avoir des conséquences irréversibles.

L’innovation demande une prise de risque, et il y a des secteurs où l’innovation est plus lente, car les risques sont plus élevés. C’est pour cela qu’il faut adapter les méthodologies aux secteurs.

Il serait inapproprié de concevoir un CRM (Customer Relationship Management : Gestion de Relation Client) comme on concevrait un outil de supervision de centrale nucléaire.

Ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger la dette technique d’une application !

En effet, si une architecture laisse place à trop d’effets de bords, la mise en oeuvre de nouvelles fonctionnalités, ou tout simplement la correction des anomalies peut devenir très délicate pour le bon fonctionnement de l’application.

Mais le software craftmanship c’est mettre en avant la qualité avant l’innovation, ce qui peut déboucher à une sur-qualité.

Et la sur-qualité peut avoir pour conséquence un temps de développement plus lent, une expérience de développement plus stressante, et la génération d’un code tellement abstrait qu’il en devient difficilement lisible et perd de vue l’objectif de facilité la maintenabilité de l’application.

À vouloir en faire trop, on peut créer une application de qualité médiocre.

Mieux vaut se baser sur du bon sens, et mettre en oeuvre des rêgles de qualités compréhensibles par le plus grands nombre :

  • Mise en oeuvre de tests unitaires et fonctionnels.
  • Respect d’un formatage de code pour rendre le code le plus homogène.
  • Eviter de réaliser des fichiers faisant plus de 300 lignes de codes.
  • Nommer les variables et les fonctions de façon intelligibles.
  • KISS : Keep It Simple Stupid.
  • YAGNI : You Ain’t Gonna Need It (éviter l’overkilling).

Note : L’overkilling est le concept d’une réalisation complexe pour réaliser quelque chose de simple.

Pour marque-pages : Permaliens.

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